Zaynab styliste : création de burkini sur-mesure

C’est en 2007 que tout a commencé. Après une prise de décision importante dans sa vie, Bassma prend son courage à deux mains et décide d’aider les femmes dans la même situation qu’elle. Pourtant, des échecs et des difficultés, elle en a connu ! Rien ne l’arrête dans sa conception de burkini sur-mesure, un système unique et des stratégies mises en place pour faire de la faillite, un mot étranger à son business !

Bonne découverte !

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Salam ! Parle-nous un peu de toi. 

Je me présente. Bassma Wehbe mais tout le monde m’appelle Zaynab, suite à la boutique. Je suis d’origine tunisienne, mariée à un formidable libanais (que Dieu le préserve et lui accorde une longue vie dans le bien 🙂 ). J’ai 2 enfants Aliyy mon grand garçon de 21 ans et ma fille Mary Batoul, 13 ans. Ils me sont d’un grand soutien pour ma boutique (que Dieu les préserve également).

Avant d’être dans la confection, j’ai travaillé 17 ans en tant que technicienne coloriste chez Jacques Dessange. De ce fait, j’ai côtoyé le haut de gamme très tôt, les belles choses, la délicatesse.

J’ai toujours su depuis mon plus jeune âge qu’un jour je porterais le voile mais je ne connaissais encore rien de la religion. A 23 ans, notre Seigneur a voulu le bien pour moi et m’a guidé. De ce fait, il m’a été difficile de concilier le voile avec mon travail. J’ai décidé d’arrêter de travailler puisque nous sommes à la charge de nos maris, il allait me prendre en charge complètement. C’était un honneur pour lui. En 2005, grâce à Dieu, j’ai accompli mon Hajj et de là, l’idée m’est venue d’aider ces femmes qui ne trouvent pas leurs tenues afin de respecter les préceptes de l’Islam tout en étant tendance car il ne faut pas l’oublier, nous vivons en France.

Pourquoi Zaynab Styliste ?

Zaynab, dans la langue arabe signifie « la parure de son père », « le trésor ». Quel beau prénom et quel honneur pour le père, une fierté. C’était la fille de notre prophète Mouhammad (salla-Laahou^alayhi wa salam). Pourquoi Zaynab, je ne l’ai absolument pas réfléchi. Tout simplement, le matin en me levant en septembre 2007, ce prénom était dans mon cœur, ce nom est venu à moi comme une évidence. J’en étais heureuse et honorée. J’ai de suite travaillé sur mon logo, il fallait qu’il soit à la hauteur.

Comme je vous l’ai indiqué, j’ai travaillé très longtemps dans le luxe, il était évident pour moi que mes recherches aillent dans ce sens, je me suis donc inspirée de Chanel et YSL, leurs initiales sont croisées ; de mon logo ZB est né l’esprit de la marque ! Comme le prénom l’indique, c’est la beauté, de ce fait je ne travaille que les belles matières, les beaux tissus.

Quelle est la valeur ajoutée de ta marque ?

Avant toute chose, je tiens à dire que le commerce est pour tout le monde, il est licite à partir du moment où nous vendons du licite et chacun recevra sa rétribution comme Dieu l’a prédestiné, ni plus ni moins, ceci est ma croyance. Je travaille pour aider ces femmes qui recherchent la qualité et les belles choses. Il y a en pour tout les goûts sur le marché de la mode.

Effectivement, je me démarque dans le fait que je ne confectionne qu’à la commande, je n’ai aucun stock. Pourquoi ? Car je pars du principe que chaque femme est différente et donc peut avoir sa propre tenue confectionnée à partir de ses mensurations. La stratégie que j’ai installée consiste à attirer les jeunes filles par des produits phares tels que la brassière ou le body. Ces 2 articles sont essentiels dans une garde-robe. Elles l’ont bien compris. On attire automatiquement les mères grâce aux jeunes filles.

Je vais vous raconter une anecdote de mon enfance :

J’allais avoir 11 ou 12 ans quand mon père voulait me faire plaisir. Pour lui, me faire plaisir était de m’emmener au Magasin Moderne (quel beau souvenir). Vous n’avez sûrement pas connu ce grand magasin. Et oui c’était il y a longtemps, maintenant il s’appelle « Galeries Lafayette ». Mon père sans le vouloir m’indique que pour faire plaisir à quelqu’un (il était coffreur, nous n’étions pas riche), on offre la qualité et là, il m’achète un beau manteau bleu grisé, très bien coupé. J’ai grandi et depuis, j’ai toujours été attirée par le beau et la qualité.

Ce que j’aime pour moi, je l’aime pour mes soeurs musulmanes, je ne peux pas faire autrement. Lorsque j’achète un beau tissu, j’en ai les larmes aux yeux de savoir ce que je vais en faire, que mes soeurs vont porter mes créations, qu’elles les trouvent belles. J’en suis plus qu’heureuse. Que demander de plus, ce qui m’importe c’est qu’elles soient satisfaites et qu’elles reviennent.

Que réponds-tu à celles qui disent que ton prix est trop élevé ?

Malheureusement, c’est récurrent.

Comme je l’ai indiqué, je n’aime que les belles choses. Je ne peux acheter que les beaux tissus et ces beaux tissus ont un coût non négligeable (mes tissus sont italiens (ça vient d’un spécialiste du maillot de bain et des sports intenses qui propose du vrai lycra, une marque déposée, un lycra Extra Life).

Il est évident que je ne pourrais pas satisfaire toutes les soeurs et j’en suis désolée mais cela dit, concernant mes maillots de bain alors que je les fabrique moi-même dans mon atelier, je ne suis pas plus chère que ce que l’on trouve sur le marché bien au contraire ! Certains sont plus chers que moi alors qu’ils importent d’Asie. Beaucoup d’entres elles n’ont pas compris que je fabrique à la commande, elles ne regardent que le prix. Sans vouloir être ostentatoire, mes maillots comparés à mes concurrents sont d’une grande qualité, par le tissu que par la confection. J’ai vu des maillots vendus à plus de 70€. C’est une catastrophe que ce soit dans le tissu ou la confection, les ourlets n’en parlons pas. Honnêtement, parfois je me dis mais elles ne voient pas qu’il est de très mauvaise qualité, ça me fait mal au cœur. Certaines m’ont insulté car j’étais trop chère à leur yeux et qu’elles voulaient ce maillot. C’est dommage, elles n’ont pas compris mon travail.

Comment vois-tu Zaynab Styliste dans 5 ans ?

Je me fie à Dieu, je n’en ai aucune idée, je travaille et nous verrons bien, je n’y pense pas. Une chose est sûre et c’est ma ligne de conduite : je ne travaille que par plaisir, je ne serais jamais l’esclave de mon entreprise, ma famille reste prioritaire.

Quelle est ta journée type ?

Je commence par mon petit déjeuner, j’ai horreur de commencer ma journée dans le stress, je prends mon temps.

Après Facebook, les infos etc.. et même si j’ai beaucoup de commandes en cours, j’y vais tranquillement. Si le stress s’installe dès le matin ma journée va être difficile.

Je travaille chez moi, mon atelier est mitoyen à ma maison. Je ne cours pas, pas de stationnement, les gens énervés du matin, je n’en veux pas. La boutique physique n’est pas pour moi, je ne délaisserais jamais ce grand bien que d’être à la maison. Je contacte automatiquement chacune de mes nouvelles clientes afin d’être sûre de leur commande puisque je confectionne, je prends leurs mensurations. Un service qu’elles ne trouveront chez aucun de mes concurrents. 16h30 ma journée se termine, je récupère ma fille au collège. Ensuite, c’est la mère de famille qui reprend le flambeau.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi dans ton métier ? Comment arrives-tu à surmonter ces difficultés ?

Ma bête noire, la pire des choses c’est lorsque j’ai un bug sur la boutique en ligne. Je ne suis pas webmaster. Ou les erreurs 404 quand vous ne savez pas d’où ça vient, c’est l’horreur !

Ensuite les ruptures de stock dans mes tissus, surtout lorsque certains ne sont plus suivis. De toutes façon le concept de ma boutique, c’est aussi les pièces uniques donc je rebondis sans difficulté pour certains modèles.

J’ai rencontré énormément de difficulté à mes débuts car je ne maîtrisais rien du tout. Ce monde était nouveau pour moi. Je ne connaissais même pas les termes de la confection, je suis rentrée dedans sans aucun bagage. Pour vous dire lorsque j’ai commencé à chercher mes tissus, les fournisseurs me demandaient « vous voulez de la maille ou du chaîne et trame ? ». Qu’est ce que c’est ? Ils me parlaient chinois, j’étais gênée et je leur demandais de m’expliquer, j’étais novice dans le métier. Ils ont tous été super sympas, prenant le temps de m’expliquer (donc la maille concerne tout ce qui est lainage, jersey (extensible). Le chaîne et trame se sont tous les autres tissus. C’est beaucoup plus technique que ça, les fils utilisés et les différents métiers de tissage etc.). Donc oui à mes débuts, j’étais dans un monde de requin vraiment, on m’a escroqué, abusé de ma naïveté et j’en passe. Maintenant, je suis rodée, je comprends et surtout, j’ai appris à me relever après une difficulté.

Quels conseils pourrais-tu donner à quelqu’un qui veut se lancer dans l’entreprenariat ?

Il faut être audacieuse sans ça, ce n’est pas la peine, avoir une énergie débordante, ne pas avoir peur des échecs, ils sont nombreux et surtout la meilleure : bien se renseigner, les associations ne manquent pas pour vous aider selon les régions. Bien sur la Chambre de Commerce et d’Industrie ou la Chambre des Métiers.

Être bien entouré, c’est essentiel pour le soutien, ne pas s’attarder sur les jaloux qui n’ont jamais rien fait de leur vie sauf de critiquer. Mais la chose la plus importante, s’en remettre à Dieu, avoir confiance. Vous avez un doute, faites la prière du conseil. Et tout le monde peut réussir, il suffit de s’en donner les moyens.

Une citation qui t’inspire ?

« C’est impossible, dit la fierté. C’est risqué, dit l’expérience, C’est sans issue, dit la raison, Essayons, murmure le cœur . », (W.A Ward)

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Retrouvez les produits de Bassma sur son site de boutique en ligne et sur le compte Instagram de la marque.

Image de profil : Zaynab styliste

So sab


 

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